Apostasie

MUSULMANS, QUE FAITES VOUS DE VOTRE ÎMAAN, DE VOTRE RELIGION

L'Îmaan (la foi) est le plus grand cadeau qu'Allah Ta'aala puisse accorder à une personne. Aux musulmans Il l'a accordé sans qu'ils l’aient demandé. Quelle faveur !

Le succès de l'homme, dans l'Aakhirah (l'au delà) surtout, dépend de son Îmaan. Il est donc d'une telle importance et est une telle richesse qu'il ne peut être comparé aux richesses de ce monde. En fait aux yeux d'Allah Ta'aala et des croyants il est plus précieux que les richesses des sept terres et des sept cieux.

Quand une chose est précieuse et chère aux yeux de quelqu'un, il fait tout pour la préserver tout comme les rois acceptent d'encourir toutes sortes de difficultés, livrant bataille après bataille, allant même jusqu'à mettre leurs propres vies en péril, dans le but de défendre ce qu'ils considèrent de plus précieux - leur royaume.

S'il y a des gens qui sont disposés à sacrifier jusqu'à même leurs vies pour préserver les richesses périssable de ce monde éphémère, alors il doit bien y avoir d’autres gens qui eux, sont disposes à tout sacrifier pour préserver la plus grande des richesses qui soit et qui permet à l'homme d'atteindre le salut éternel dans l'au delà - Îmaan.

Le Qour'aan-é-Karîm abonde en de tels exemples où on voit que les Prophètes (Alaihis Salaam) ont passé par de nombreuses tribulations et ont fait l'objet de persécutions atroces à cause de leur Îmaan et de sa propagation parmi leurs peuples respectifs.

En effet, quel est le musulman qui ignore les difficultés endurées par Hazrat Noûh (Alaihis Salaam) ? Quel est le musulman digne de ce nom qui ignore que Hazrat Ibraahîm (Alaihis Salaam) fut projeté dans le feu, qu'il dût quitter son pays avec sa femme et son fils, que Hazrat Yoûçouf (Alaihis Salaam) fut jeté en prison, que Hazrat Moûçaa (Alaihis Salaam) fut l'objet de la tyrannie de Fir'aûne‎‎, que Hazrat Zakariyyaa (Alaihis Salaam) et son fils Hazrat Yahyaa (Alaihis Salaam) furent assassinés ? Qui ne connaît pas les supplices de Hazrat I'çaa (Alaihis Salaam) et l'histoire d'un groupe de jeunes, raconté dans le Sourah Kahf, qui dût quitter leur village pour aller se réfugier dans une caverne (Kahf) afin de sauvegarder leur Îmaan ?

Toutes les souffrances et les peines des autres Prophètes (Alaihis Salaam) mises ensemble n'équivalent pas celles endurées par Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam). On peut maintenant imaginer combien il a été persécuté et mesurer ainsi l'ampleur de ses souffrances et de ses peines. Hélas, les musulmans d'aujourd'hui semblent avoir oublié tout cela !

Les Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) ont aussi fait l'objet d'innombrables persécutions et cruautés.

A la bataille d'Ouhoud, après avoir tué Hazrat Hamza (Radiyallahou anhou‎), l'oncle de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), les infidèles lui coupèrent le nez et les oreilles. Ils ouvrirent son estomac et arrachèrent son coeur, son foie et son poumon. Bref, son corps fut sauvagement mutilé.

Hazrat Bilâl (Radiyallahou anhou‎), Moue'zzine de la Mosquée du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dût également subir les atrocités des kouffaar parce qu'il refusait de renoncer à son Îmaan.

Hazrat Souhaib (Radiyallahou anhou‎), un autre Sahaabî de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), délaissa sa vie princière pour adopter une vie d'austérité dans un endroit retiré.

D'autres hommes pieux qui sont venus après les Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) ont eux aussi fait l'objet de bien de tracasseries.

Que ces grands personnages ont accepté de passer par toutes ces difficultés suffit pour démontrer la valeur de Îmaan.

Si pour l'amour d'un homme ou d'une femme, un mortel, une personne consent à d'énormes sacrifices, certains allant même jusqu'à se donner la mort, alors il n'y a rien d'étrange qu'un Mou'mine consent à faire davantage de sacrifice pour l'amour d'un être immortel, Allah Soubhaanahoû wa Ta'aala. Il est dit dans le Qour'aan-é-Majîd :

"Mais les croyants sont plus zélés dans l'amour d'Allah." (2:156)

Pour le Mou'mine, consentir à faire des sacrifices et souffrir pour l'amour d'Allah est une cause de fierté et est considéré comme une gloire, une victoire. Le cas de Hazrat Haraam Bin Milhaan (Radiyallahou anhou‎) illustre bien cette idée en effet quand Djabbaar Bin Salma lui transperça le dos d'une lance, il prononça les mots suivants :

"Fouztou wa Rabbil Ka'bah."

(Par le Maître du Ka'bah ! j'ai triomphé).

Il prononça cette phrase avec une telle sincérité qu'elle fut le moyen de Hidaayah pour Djabbaar Bin Salma qui embrassa l'Islâm sur le champ.

Telle était la Foi, l'Îmaan, de ces illustres personnes, des Mou'minîne au vrai sens du mot. Ils vivaient dans la contemplation de l'Aakhirah (l'au delà), dans la soumission totale à Allah Ta'aala.

Que dire de nous, musulmans d'aujourd'hui ? Peut-on dire autant de nous qui sommes les héritiers de ces illustres personnages ?

Hélas non ! De nos jours l'état de santé de l'Oummat est plus que précaire pour ne pas dire catastrophique. En effet c'est un Oummat malade spirituellement où ses membres, contrairement à leurs ancêtres qui étaient prêts à tout sacrifier pour 1'Aakhirah pour préserver leur Imaam et leur Dîne, sont prêts à consentir toutes sortes de sacrifices pour les richesses éphémères de ce monde périssable. Et pourtant Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), qu'ils prétendent aimer et suivre, les a bien mis en garde contre la poursuite exclusive des biens terrestres au détriment de leur Îmaan et l'Aakhirah.

Il est dit dans un hadîce :

"Par Allah, je ne redoute pas la pauvreté pour vous, mais ce que je crains c'est que, favorisés par (les biens de) ce monde, comme l'ont été ceux qui vous ont précédés, vous ne le recherchiez comme ils le recherchaient et que, comme eux, il vous dévie comme il les a dévié." (Boukharî)

Ce Hadîce colle aux musulmans contemporains comme une ventouse.

Nous nous contenterons ici de ne citer que quelques exemples pour démontrer comment les musulmans subordonnent, sacrifient même, leur Dîne ET leur Îmaan, parvenus jusqu'à eux au prix d'énormes sacrifices, aux biens terrestres.

D'abord essayons de voir le milieu, l'environnement, où un enfant musulman grandit. Avant même sa venue au monde dès le ventre de sa mère, il s'habitue à la musique et à la voix des chanteurs (voir la célèbre revue médicale britannique "The Lancet"). Après sa naissance, c'est dans cette 'ambiance' de musique, de chanson, de télévision et de vidéo qu'il grandit. Ne lui demandez pas le nom d'un Prophète (Alaihis Salaam) ou d'un Sahaabî (Radiyallahou anhou‎), car il ne connait pas. Demandez-lui plutôt le nom d'un chanteur d'un film, d'un acteur ou d'une actrice. Réponse garantie.

Au Madrassah, l'enseignant à qui l'on donne un salaire de famine, n'a, en aucune circonstance, le droit de 'toucher' à cet enfant. A l'école, on dit à l'enseignant : "Tout pou ou, la peau, les os pou moi." Lorsqu'il pleut ou lorsqu'il fait froid, l'enfant ne peut pas aller au Madrassah car il risque d'attraper un froid, mais à l'école il ira quand même, malgré un avertissement de cyclone de classe un.

L'enfant ira chez le tailleur, dentiste, médecin ou la couturière pendant les heures de Madrassah ; car c'est 'haraam' de le faire pendant les heures de l'école. Au Madrassah, on paie Rs. 5 par mois parfois on ne paie même pas car on n'a pas d'argent. Par contre, on paie régulièrement Rs. 40 ou Rs. 50 ou même plus pour des leçons particulières. Arrivé à un certain âge, l'enfant, avant même de pouvoir lire le Qour'aan correctement et apprendre à faire ses Salaahs‎‎ convenablement, quitte le Madrassah. Devoirs de l'école et leçons particulières obligent.

Il y a plus grave encore.

L'Ile Maurice connait actuellement un essor industriel sans précédent. Tant mieux pour l'économie ! Mais cette industrialisation, dit- on, n'est pas sans douleur. En effet, la majorité de la main d'oeuvre de ces industries, génératrice d'emplois par excellence, est constituée de femmes et ceci a une incidence directe sur la vie de famille.

Le célèbre magazine français 'Santé' écrit dans un article paru dans son numéro M1114 – 97 :

"Quand une femme travaille à l'extérieur, elle devient souvent victime de 'stress' résultant des changements sociaux et affectifs qui bouleverse sa vie. Bouleversements qui contrarient souvent la nature même de la femme. Les voilà en majorité obligées de travailler comme les hommes, de vivre en même temps la maternité ou d'y renoncer, de s'occuper des soins du ménage comme si elles ne travaillent pas à l'extérieur, de mettre leur bébé en garde dès le matin et de se couper des joies maternelles. Ou, grâce à la liberté d'aujourd'hui elles peuvent se diriger vers un célibat qui ne correspond pas forcément à leurs souhaits profonds. Voilà beaucoup de contrariétés, de contradictions..."

A l'issue d'un séminaire tenu récemment à Maurice sur l'incidence de l'industrialisation sur la famille mauricienne, les participants ont fait, entre autres, les constats suivants :

."...industrialisation a bouleversé les structures de la famille et de la société : stress, fatigue et découragement des mères de famille, difficultés conjugales, et états dépressifs qui mènent quelque fois au suicide. Les parents n'ont plus le temps pour accorder des soins à leurs enfants. Une société plus permissive. Amour impossible résultant de la mixité, grossesses non-désirées, avortements dangereux." J'en passe !

Ces constats n'étonnent guère un musulman qui connaît un peu de son Dîne. Pour lui qui connaît les lois de son Rabb (créateur), comme contenues dans le Qour'aan-é-Karîm et le Sounnah de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), ce sont des conséquences inévitables auxquelles on devait s'attendre quand on fait une chose contre-nature. Il sait qu'il est haraam à une femme de quitter sa demeure sauf en cas d'extrême nécessité.

En effet à l'usine, une atmosphère d'anarchie règne. Les règles du pardah imposées par Allah Ta'aala ne sont point respectées. On se côtoie librement et sans pudeur. On ne fait pas de différence entre un Îmaandaar et un kaafir. Cette barrière protectrice est enlevée. C'est le motto 'ene seul le peuple ene seul nation' qui prévaut et cela fait un tort immense au Dîne-é-Islâm. Certes l'Islâm n'est pas contre ce motto dans le sens qu'il croit et enseigne le respect de la religion des autres. De plus, il prêche l'harmonie entre les diverses communautés. Mais pas au risque de perdre son identité ou au détriment de son Dîne et son Îmaan. Malheureusement, nombre de nos frères qui, ayant très peu de considération pour leur Dîne, leur Îmaan et l'Îmaan de ceux qui sont sous leur responsabilité, n'hésitent pas à envoyer leurs mères, femmes, soeurs ou filles travailler dans ces boucheries de Dîne et de Îmaan, là où le risque d'être victime de 'grossesse non-désirée', 'd'avortement dangereux', d'infidélité, d'adultère, de tomber amoureux d'un kaafir ou d'un moushrik est très grand. Cela ne se limite pas aux usines, mais s'étend aussi aux bureaux, magasins etc. c.à.d. dès que la femme quitte sa demeure pour aller travailler à l'extérieur.

Ces personnes, les parents en particulier, doivent assumer leur responsabilité. Ils ne doivent pas se réfugier derrière des prétextes banals tel que 'nécessité fait loi' alors qu'ils font fi des injonctions du Charî'ah et en même temps mettent en péril le Dîne et l'Îmaan des autres. Ils doivent garder toujours en tête le verset du Qour'aan suivant :

‎‎ les croyants protégez vous mêmes et vos familles d'un feu dont les hommes et les pierres seront le combustible." (66:6)

De plus, à la lumière d'un Hadîce on comprend qu'un mari qui laisse sa femme aller travailler est appelé un 'Dayyouce' (cocu).

Outre les parents et autres responsables de famille, les femmes ou filles qui travaillent au bureau, à l'usine ou ailleurs doivent elles aussi, assumer leur responsabilité. Aveuglées par des considérations bassement pécuniaires, voulant à tout prix la liberté et l'indépendance économique, elles n'hésitent pas à transgresser les limites, nonobstant les risques et dangers auxquelles elles s'exposent.

Prendront-elles le risque d'aller à un endroit où sévit le choléra ou la peste malgré les conseils de grands médecins du monde de ne pas y aller ? Naturellement, elles ne feront pas une telle bêtise. Alors, pourquoi acceptent-elles d'encourir un danger plus grand et plus mortel que la peste en dépit des injonctions du Charî'ah ?

Y-a-t-il danger plus grave et plus mortel que mettre en péril ou perdre même son Dîne et son Îmaan ? D'aucuns s'étonneront à cette interrogation et se demanderont comment une fille ou une femme peut perdre son Dîne et son Îmaan en travaillant dans une usine, un bureau ou ailleurs ? Et pourtant il n'y a rien de plus vrai. Ces 'honorables' demoiselles et dames, ne côtoient-elles pas des hommes, kaafirs et moushrikîne, là où elles travaillent ? Ce côtoiement régulier ne se développe t-il pas des fois, pour ne pas dire souvent, en amitié... en amitié profonde et puis en amour, en amour 'aveugle' ce qui amène inévitablement à l'infidélité, l'adultère, 'grossesse non-désirée', 'avortement dangereux' et mariage à un kaafir/moushrik ? Si un couple dont l'homme et la femme sont musulmans ne vit pas l'Islâm comme il se doit, alors que peut-on attendre d'un couple dont l'homme est kaafir/moushrik ? Est-ce qu'une telle femme peut pratiquer son Dîne ? Ne lui arrive t-il pas à faire des choses relevant du Koufr et du Chirk -- ce qui graduellement débouche sur une apostasie déguisée ? (Voir en page 2 la réponse à une question sur le mariage mixte).

Les enfants issus d'une telle union sont souvent désemparés, ne sachant pas quelle voie prendre, quelle religion suivre et finissent par vivre dans le Koufr ou devenir des athées.

Donc, la femme qui contracte un mariage mixte, ses parents et familles si ces derniers contribuent d'une certaine façon à rendre ce mariage possible comme par exemple laisser la fille aller travailler sans broncher, sans rien dire et surtout l'encourager, agissent comme des agents de Koufr et de Chirk. A cause de l'argent et l'amour pour un kaafir, ils sacrifient leur Îmaan et leur Dîne - l'Islâm, la religion divine par excellence. Et pourtant, Allah Ta'aala dit dans le Qour'aan-é-Karîm :

"Certes la religion valable auprès d'Allah est l'Islâm". (3:19)

L'Islâm, seule religion acceptable auprès d'Allah Ta'aala a un code de vie complet et une culture riche qui lui sont propres. Le musulman, donc, est quelqu'un qui a sa propre façon de vivre et son identité qui lui est propre et il ne lui sied pas de prendre une voie contraire et hostile à sa religion qui est parfaite.

Allah Ta'aala dit dans le Qour'aan :

"Aujourd'hui j'ai rendu votre religion parfaite ; j'ai parachevé Ma grâce sur vous ; J'agrée l'Islâm comme étant votre religion". (5:3)

Bref, le mariage mixte est plus mortel que la peste, car il est susceptible d'entraîner la perte de son Dîne et de son Imaam. Donc les personnes qui osent s'aventurer dans une voie aussi périlleuse, et tous ceux qui contribuent d'une façon ou d'une autre à rendre ce mariage répugnant possible, le font à leurs propres risques et périls !

Quelle gratitude à l'égard d'Allah Soubhaanahoû wa Ta'aala pour le cadeau de Îmaan et de Dîne-é-Islâm ! On ne saurait être plus reconnaissant !

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.1 No.9]