Il est interdit de prendre l'argent de quelqu'un sans qu'il consente de plein gré

Une personne possédant 99 brebis fut qualifiée de "zaalim" par Hazrat Daawoûde (Alaihis Salaam) après qu'il eut demandé une brebis à son frère. Le simple fait de demander quelque chose peut-il constituer un acte de "Zoulm" ? En effet le fait que la dite requête était faite en exerçant des pressions, elle fut considérée comme "Ghaçab" (usurpation), donc "Zoulm."

Il est évident, d'après le verdict de Hazrat Daawoûde (Alaihis Salaam) que formuler une requête à une personne en ne lui laissant aucun choix sinon d'accéder à la requête relève du "Ghaçab." Tombe également dans le domaine du "Ghaçab" le recours à une personne de puissance personnalité, influente et persuasive dans l'unique but d'obtenir de l'argent de quelqu'un. Il va de soi que, étant sous l'emprise d'une telle personne, on n'éprouve que du gêne de refuser et conséquemment on ne peut qu'accéder à toute demande même à contre coeur alors qu'on doit nécessairement jouir d'une liberté totale d'accéder ou de refuser. C'est un moyen subtile et poli d'extorquer de l'argent d'autrui et cette façon de faire est strictement condamnée dans le "Charî'ah."

D'autre part, l'argent n'est considéré halaal et pur que quand il provient d'une personne ayant accepté de plein gré et sans contrainte aucune de donner son argent.

Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit : "Aucun bien du musulman n'est halaal sauf ce qu'il donne avec son coeur et de son plein gré."

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.1 No.10]