Principaux bienfaits du message de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam)

L'avènement du dernier Messager d'Allah, Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a apporté d'innombrables bienfaits à l'humanité. Citons, entre autres, six principaux bienfaits :

LE TAUHÎDE‎‎

Tauhîde‎‎, c'est la foi dans UN SEUL Être Suprême, qui possède toutes les bonnes qualités à la perfection qui n'a point de défaut ou faille en Lui. Il est éternel. Il est l'Alpha et l'Oméga c.à.d. le commencement et la fin. Le bonheur, le malheur, la prospérité, la pauvreté, l'opulence, la misère, l'honneur, le déshonneur, la santé ou la maladie, la vie et la mort, ainsi de suite, se trouvent entre ses mains. La façon dont l'Islâm présente la conception de Tauhîde‎‎ est introuvable ailleurs. Pour la préservation et la sauvegarde de Tauhîde‎‎, l'Islâm n'a non seulement empêché le Koufr et le Chirk mais nous a aussi mis en garde contre toutes les voies qui, tôt ou tard, peuvent nous conduire au Koufr et au Chirk. L'Islâm a interdit, par exemple, la photographie de toute chose animée ou de se baisser pour saluer, non pas parce que c'est Koufr et Chirk mais à cause du fait que c'est justement le genre de chose qui est susceptible de conduire au Koufr et au Chirk.

En l'absence de la conception de Tauhîde‎‎, l'homme, malgré toute son intelligence qui lui a permis d'atteindre des sommets vertigineux, est encore noyé dans la confusion et la superstition. Cet homme qui tranche de grandes rivières, emmagasine ses eaux, construit des gratte-ciel, voyage dans l'espace avec des engins sophistiqués et fait toutes sortes de prouesses, adore encore au xx siècle des animaux, des insectes, des arbres, des pierres taillées et on ne sait quoi encore. C'est le résultat inéluctable de cette croyance qui pense que le pouvoir de faire le bien ou le mal se trouve dans ces choses-là.

L'Islâm a libéré l'homme de l'esclavage dans toutes ses formes et nuances pour le (faire) soumettre à UN SEUL ÊTRE digne de toute adoration - ALLAH Ta'aala. L'Islâm a conféré à l'homme une dignité en tant que Khalîfah (vice-gérant d'Allah sur terre) et chef. Il ne lui sied pas donc de se prosterner devant toutes sortes de créatures. L'Islâm a enseigné à l'homme que étant "Ashrafoul Makhloûqaat" (la plus noble des créatures), tout l'univers a été créé pour être à son service, qu'il (l'homme) est très noble et son rang très élevé, sa destination son but très exaltés - c'est sa rencontre avec l'Être Suprême.

"Je n'ai créé les Djinns (génies) et les hommes (Inçaan) que pour qu'ils m'adorent (pour qu'ils fassent mon Ibaadah‎)." (51:56)

L'UNITÉ ET L'ÉGALITÉ

Le message du dernier Prophète, Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) nous a enseigné que tous les hommes sont égaux et il n'y a point de supériorité entre les hommes. Aujourd'hui il est très aisé de prêcher l'égalité et l'unité car tout le monde en clame. Cela grâce aux luttes acharnées et aux efforts soutenus des Prophètes (Alaihis Salaam) et des réformateurs qui ont fait que, de cette conception de l'égalité, une notion révolutionnaire est acceptée et acceptable par presque tout le monde. Il est donc facile aujourd'hui d'en parler comme une chose courante. Mais l'humanité a connu des époques où la supériorité de l'homme sur son semblable était acceptée comme monnaie courante.

Vivaient autrefois des gens qui pensaient qu'ils étaient au dessus de l'espèce humaine. Ils traçaient leurs origines à des phénomènes solaires et lunaires. En Inde vivaient deux familles qui étaient connues sous l'appellation de "souradj Bansi" (enfants du soleil) et "Jandar Bansi" (enfants de la lune). En Iran, la famille royale pensait que le sang divin circulait dans leurs veines. En conséquence, les gens les vénéraient comme "enfants de Dieu." Les dirigeants romains, eux, se considéraient comme "Îlaah" (Dieu) tandis qu'en Chine les empereurs se croyaient être des "enfants célestes." En Inde, les Brahmanes se croyaient supérieurs aux autres à tel point que ces derniers n'étaient pas autorisés à avoir accès à leur livre sacré "Le veda" et c'est pour cette raison que les Brahmanes ont compliqué la langue sanskrit (langue de veda) pour qu'elle reste accessible qu'aux familles nobles. Si jamais le son de veda était arrivé à l'oreille d'un être "inférieur", les Brahmanes faisaient couler le plomb dans son oreille. Quant aux arabes, ils appelaient les non-arabes "Ajam" (muets) et c'est pour cette raison qu'ils considéraient leur langue comme étant supérieure aux autres langues. Ceux qui ne connaissaient pas leur langue étaient considérés comme des muets. La Tribu de 'Qoureïsh' croyait dans sa supériorité sur les autres tribus. Les Qouraïches se tenaient à l'écart et tenaient à leur rang même en ce qui concerne leur Ibaadah‎. A l'occasion du Hadj, contrairement à la pratique de tous, ils ne se rendaient pas à Arafat mais restaient à Mouzdalifah car ils se prenaient pour être de la famille d'Allah et résidents de Son Haram (sanctuaire). Les juifs et les chrétiens, eux se considéraient comme les enfants d'Allah.

Le message de Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a uni l'humanité en déclarant que l'homme a une seule origine :

"Ô‎‎ les gens ! Adorez votre Maître qui vous a créés d'une seule âme." (4:1)

Il n'y a donc aucune supériorité quant à notre origine ou de par notre naissance. En tant qu'humains les hommes sont égaux et chacun de nous doit jouir équitablement des mêmes droits et privilèges. La supériorité et la noblesse résident dans la crainte de l'Être Suprême.

"Le plus noble parmi vous est celui qui est le plus pieux (celui qui a le plus de Taqwaa)." (49:13)

Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) est formel :

"Aucune supériorité des arabes sur les non-arabes, des blancs sur les non-blancs, excepté sur la base de Taqwaa (piété)."

Il n'a pas laissé ce concept comme une théorie dans les pages d'un livre que pour une belle lecture mais il l'a traduit en acte quotidien. Il (ce concept) se manifestait dans le train - train de la pratique quotidienne, tels que Salaah (prière), Saum (jeûne) et Hadj (pèlerinage) et "Houdoûd" (sanctions). La Salaah est obligatoire sur un charbonnier comme sur un roi. A l'heure de la Salaah il n'y a aucune place réservée pour qui que ce soit. Les riches, les pauvres les plus démunis, les chefs, les rois, etc. malgré leur origine, race, couleur d'épiderme, se côtoient et se tiennent debout alignés dans un seul "Saff" (rangée/ligne) pour se prosterner devant le Créateur Unique qu'est Allah.

Ici la loi ne s'applique pas qu'aux pauvres démunis et laissés pour compte comme c'était le cas auparavant où les familles nobles étaient exemptes de toute sanction. Une fois une femme appartenant à une famille noble a été trouvée coupable de vol. Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) ordonna que la sanction appropriée soit appliquée, c.à.d. lui couper la main. Hazrat Ouçaamah Bin Zaïd (Radiyallahou anhou‎) qui était bien aimé par Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) intercéda en faveur de la femme afin qu'elle soit graciée. Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) en colère, dit :

"Qu'est ce qui vous prend pour que vous intercédiez dans l'application de la sanction d'Allah Ta'aala? Par Allah, Celui qui détient ma vie, si ce délit était commis par Faatimah (sa fille bien aimée) j'aurais coupé sa main également."

C'est un exemple sans précédent d'égalité que Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a donné à l'humanité : même la fille du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) n'est pas au dessus de la loi, elle y passe comme tout le monde.

PROCLAMATION DE LA NOBLESSE ET GRANDEUR DE L'HOMME

Le monde a déjà connu une époque où l'homme est descendu plus bas que les autres créatures. C'est suite à cette conception erronée que l'homme versait du sang sur les idoles qu'il a lui-même taillé de ses propres mains. Le statut de la femme était plus inférieur encore. Même les peuples qui se disent aujourd'hui civilisés ne reconnaissaient pas, à un certain moment de leur histoire, la femme comme un être humain. En conséquence les droits des femmes étaient ignorés et lésés. Elles étaient un objet de jouissance seulement. Les arabes enterraient leur fille vivante. A la base de cette dégradation était la crainte de la pauvreté. De plus, une fille était considérée comme un déshonneur.

Il est facile donc de voir quel niveau de bassesse l'homme avait atteint. Il avait perdu l'Inçaaniyat (l'humanisme) à tel point qu'un père était assoiffé du sang de ses propres enfants. Il tuait sans remord son ennemi implacable aussi bien que sa fille, innocente et sans défense aucune. Y a-t-il pire cruauté qu'un papa qui enterre sa fille vivante ? Dans cette obscurité, dans ce climat de dépravation jaillit une lumière. Celle du message de Nabî-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam). Il enseigna que l'homme est une créature noble, plus noble encore que toutes les autres créatures, et que la vie était sacrée, l'univers a été créé que pour être au service de l'humanité, l'homme, la femme, les enfants- garçons comme filles-en sont des humains ; chacun donc a des droits. Pour relever le statut de la femme, l'Islâm a enseigné que soigner, nourrir et éduquer sa fille est une garantie pour le père d'entrer au Djannah (Paradis), que le Djannah est sous les pieds de la mère, que les bonnes relations avec son épouse est un des signes de l'Îmaan (foi) parfaite etc.

Pour démontrer la valeur et la grandeur de l'homme, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), dans un Hadîce, rapporté dans Mouslim Charîf, fait état des récompenses qui s'y trouvent en nourrissant, habillant ou rendre visite à un malade. Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dit que le jour du Qiyaamah Allah Ta'aala demandera :

"Ô ! Fils d’Adam, j'étais malade et tu ne m'as pas visité."

"Ô ! Mon Maître, comment aurais-je pu te visiter, Tu es le Maître de l'univers." répliquera le fils d'Aadam.

"Est ce que tu ne savais pas qu'un tel de mes serviteurs était malade et tu ne l'as pas visité? Est-ce que tu ne savais pas que si tu l'avais visité, tu M'aurais trouvé à son chevet ?"

"Ô ! Fils d'Aadam, je t'avais demandé à manger et tu ne M'as pas donné."

" Ô ! Mon Maître, comment aurais-je pu Te donner à manger, Tu es Toi-même le Maître de l'Univers." répondra le fils d'Aadam.

"Est-ce que tu ne savais pas que si tu avais donné à manger à un tel de Mes serviteurs tu M'aurais trouvé auprès de Lui." fera remarquer Allah Ta'aala. (Mouslim)

Voilà comment Nabî-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a relevé le statut de l'homme en déclarant qu'Allah Ta'aala se trouve en rendant service à l'humanité. Il a aussi enseigné qu'avoir pitié sur son semblable et les autres créatures attire la grâce d'Allah Ta'aala.

"Ceux qui éprouvent de la pitié. Le Miséricordieux (Ar-Rahmaan) aura pitié pour eux. Ayez Raham (pitié) pour ceux qui habitent la terre, Celui qui est au ciel aura pitié pour vous." (Aboû Daawoûde)

L'ESPOIR ET L'OPTIMISME

Le monde vivait à l'époque pré-islamique dans un climat de terreur de confusion, et le pessimisme régnait partout. En préconisant le Taubah (le repentir) l'Islâm a fait souffler un vent d'espoir et d'optimisme dans l'homme de sorte qu'il a pu apaiser sa conscience et lui faire vivre une vie paisible et heureuse. Le Taubah occupe une place prépondérante en Islâm et le Messager d'Allah, Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) est appelé "Nabîy-out-Taubah (le Prophète du Repentir). Le Taubah en Islâm est non seulement un moyen pour se récupérer de ses manquements mais aussi pour hausser le rang du serviteur. Le Taubah ouvre la porte à celui qui veut repentir et tourner une nouvelle page de sa vie.

" Ô ! Vous qui avez commis des excès sur votre propre personne, ne désespérez pas de la Miséricorde d'Allah car Allah pardonne tous les péchés." (39:53)

C'est un message de renouveau et d'espoir. Le désespoir dans la grâce d'Allah Ta'aala est considéré comme un acte d'égarement et de Koufr (d'infidélité).

"A part d'un peuple Kaafir (infidèle) nul ne doit désespérer de la grâce d'Allah Ta'aala." (12:87)

"Et qui peut désespérer de la grâce de son Maître à part celui qui est dans l'égarement." (15:56)

MARIAGE DE DÎNE ET DOUNIYAA

Auparavant la vie de l'homme était divisée en deux parties : Dîne et Dounyaa. Cette conception divisait le monde en deux camps distincts. Cette division laissait croire qu'il n'existait aucune possibilité de se consacrer à tous les deux à la fois. L'effort matériel et spirituel en même temps était inconcevable et c'était comme quelqu'un qui essayait d'aborder deux bateaux simultanément. La religiosité sans l'ascétisme était impossible.

Dans cette conjoncture vint le message de Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et le mythe explosa : les deux peuvent être réconciliés. En effet les deux coexistent et cohabitent. L'Islâm a démontré qu'il n'y a aucun conflit entre les deux et que les deux peuvent être acquis à la fois, car toute action qui est entreprise pour le plaisir d'Allah Ta'aala est considérée comme Ibaadah‎, même s'il s'agit d'un commerce. Par contre, se prosterner devant Lui pour faire voir aux autres devient Dounyaa. Sont aussi considérées comme Ibaadah‎ non seulement les actions accomplies dans une mosquée, mais également la recherche de la nourriture halaal (licite) qui est à la fois Ibaadah‎ et obligation. Même les actions considérées comme divertissement ou jouissance renferment de grandes récompenses comme par exemple faire l'amour avec sa femme.

Il est essentiel que toute action ne doit être motivée que pour le contentement d'Allah Ta'aala. Cela a permis à beaucoup de personnes d'oeuvrer tant pour le Dîne que pour le Dounyaa. Une personne peut devenir pieuse sans être ascète. Ici Dounyaa avec bonne intention devient dîne et dîne avec mauvaise intention devient Dounyaa. Dîne comprend tous les différents aspects de la vie humaine à tout moment et ne se détache point de la vie :

"Sans doute tous mes Salaahs‎‎, tous mes Ibaadaat, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Ta'aala, le Maître de l'Univers". (6:162)

BUT DE LA CRÉATION ET DE LA DESTINATION DE L'HOMME

Une autre faveur, non moins importante, que l'Islâm a léguée à l'humanité c'est d'avoir précisé le but de sa vie et son orientation. L'humanité qui s'était orientée vers l'acquisition des biens matériels et périssable de ce monde fut détournée vers une nouvelle orientation, plus exaltée et plus durable, voire éternelle, malgré la durée restreinte de son existence. L'Islâm a enseigné à l'humanité que sa destination est au delà du monde physique, de sa conception de l'espace et de temps - c'est la Reconnaissance du Créateur Suprême. Le message de Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a donné à l'homme pieux un but et une destination exaltés et nobles.

En bref l'avènement de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a fait changer de cap à l'humanité. Cette dernière avait pris le chemin de perdition et de perversion qui débouchait indubitablement vers la géhenne (l'enfer). Les changements radicaux que son Message a apportés se manifestent dans la vie des Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎). Ceux-ci qui, hier, étaient prêts à déclencher toute une guerre qui pouvait durer pendant des générations, pour une bagatelle, sont, une fois que leur foi est complétée, disposés à donner le talaaq (le divorce) à leurs plus jolies femmes afin qu'elles puissent épouser en toute liberté leurs nouveaux frères. Il y a d'autres qui préféraient leur invité à leurs propres enfants. La grandeur d'âme et la noblesse qu'avaient atteintes les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) dépassaient l'imagination, même des penseurs chevronnés et érudits.

Un changement aussi radical pour un peuple barbare, sur lequel personne ne voulait régner, noyé dans l'ignorance et le ténèbre, survenu en quelques décades, est sans, doute un miracle de Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et une bénédiction d'Allah Ta'aala, qui restera jusqu'à la fin des temps pour toute l'humanité.

"Et nous (Allah) t'avons envoyé que comme une bénédiction pour tout l'Univers." (21:107)

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.2 No.2]