Des signes qui ne trompent pas

Les enfants désobéissants, les épouses récalcitrantes, les ignorants comme chefs, la consommation effrénée de l'alcool, la frénésie pour la danse et la musique et la prolifération de l'adultère sont autant de signes précurseurs, parmi tant d'autres, de l'approche de la fin du monde - Le Qiyaamah. Les récents évènements dans le Golfe et l'attitude des kouffaar, dans cette affaire qui n'est guère surprenante d'ailleurs, poussent à penser davantage à cette imminence.

Un autre signe de l'approche du Qiyaamah : les gens étudieront le Dîne pour semer le désordre, la dissension. C'est un phénomène auquel on assiste depuis quelque temps déjà. En effet, quelques frères, certains parmi ayant appris un peu la langue arabe et se croyant devenir Ou'lamaa, consacrent la plupart de leurs publications à des sujets controversables, comme si l'Oummah‎ n'est pas assez divisé, et se permettent même de qualifier de faibles et autres, des ahaadîce qui ne correspondent pas aux idées qu'ils épousent alors qu'ils méritent eux-mêmes d'être qualifiés de très faibles, nous allions dire incapables, pour un tel exercice. Les Aimmah-e-Moudjtahidîne‎ (R) n'échappent pas à leurs critiques lorsqu'ils s'adonnent à cette sale besogne.

Nous nous demandons comment des gens osent sans vergogne critiquer ces éminents Aimmah‎-e-Moudjtahidîne (R) dont la piété était exemplaire et la connaissance proverbiale alors que leur connaissance eux n'est que superficielle. A Maurice la cible préférée est Imaam Aboû Hanîfah (R). Comment allons-nous qualifier ceux qui habitent un pays où les gens pratiquent le Dîne selon les explications et interprétations de Imaam Chaafi'î (R) et qui se mettent à vilipender ce dernier et critiquer ses préférences pour certaines pratiques sur d'autres ? Des fauteurs de désordre ! Parce-que Imaam Chaafi'î‎ (R), tout comme les autres Aimmah‎-e-Moudjtahidîne (R), donne préférence à une pratique en se basant sur un hadîce qui selon ses recherches doit avoir priorité sur un autre hadîce.

Quelle autre motivation pourrait-il y en avoir pour justifier cet engouement d'écrire sur des sujets controversables ? Pour prouver qu'ils ont raison et que les Aimmah‎-e-Moudjtahidîne (R) et les Ou'lamaa-é-Kiraam ont tort ? Possible. Mais il faut savoir que les pratiques auxquelles chaque Imaam-e-Moudjtahid (R) a donné préférence sont toutes basées sur le Qour'aan-é-Majîd et/ou le Hadîce. Et ces frères-là, est-ce qu'ils ont les aptitudes nécessaires pour savoir quels sont les ahaadîce auxquels il faut donner priorité, un exercice qui requiert une connaissance profonde d'Ouçoul-e-Hadîce (Principes de Hadîce), pour venir contredire n'importe lequel des quatre Aimmah‎-e-Moudjtahidîne (R) ? Répondre dans l'affirmative équivaudrait à dire que les aveugles peuvent distinguer les couleurs et les sourds apprécier la mélodie. Ou est-ce pour attirer l'attention et la faveur du public vers eux et pour discuter avec et défier les Ou'lamaa-é-Kiraam ? Possible. Nous tenons à souligner ici que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a prévenu 1'Oummah‎ contre une telle démarche en disant qu'Allah Ta'aala jettera en enfer celui qui acquiert la connaissance pour discuter avec les Ou'lamaa et attirer l'attention du public vers eux. Qu'Allah Ta'aala nous en préserve tous. (Aamîne)

Il n'est pas impossible qu'il y ait certain vérité dans chacune de ces possibilités. Cependant, quel que soit la motivation de ces frères, une chose est sûre. C'est qu'ils ont emprunté une mauvaise voie, une voie dangereuse. A cet effet les signes énumérés plus haut ne trompent pas et sont très révélateurs, sans mentionner les erreurs, graves, qu'ils ont commises en prenant cette voie.

Certes, les sceptiques ne se contenteront pas que de ces signes et exigeront de nous des preuves, des cas où des erreurs graves ont été commises. Qu'ils se réjouissent, car nous n'allons pas les décevoir bien que nous nous limiterons qu'à certaines d'entre eux. Nous sommes confiants, cependant, que toute personne impartiale et objective sera convaincue de la justesse de ce que nous avançons :

  1. Mauvaise interprétation de Soubh-e-Saadiq
  2. Théorie fictive de 29/30 – 29/30 (pour les détails voir Al Haadî Vol. 2 No. 1)
  3. Qazaa et Coma (Al-Haadî Vol. 2 No.3)
  4. Dou'aa-é-Qounoûte – 114/116 Sourah (Al-Haadî Vol. 2 No. 5)
  5. La fouille de la tombe – Shaqq ou Lahad (AI Haadî Vol. 2 No. 7)

Rester tranquille et ne rien dire serait un péché très grave de notre part. Conscients de nos devoirs et responsabilités donc, nous avons répondu avec vigueur et force détails, n'en déplaise à ceux qui sont allergiques à notre attitude peu complaisante, dans le but surtout de rétablir les faits. Si certains aujourd'hui ne réalisent pas l'importance et la nécessité de notre action, demain Inchaa Allah, ils le réaliseront ou alors d'autres le réaliseront dans vingt ou vingt cinq ans et nous donneront raison.

Dans ce magazine, que nous avons réalisé spécialement pour vous et en fonction des souhaits de certains de nos fidèles lecteurs, vous trouverez un article qui répond à un pamphlet publié par un frère qui veut à tout prix faire croire que le Fiqh est contraire au Sounnah. Vous découvrirez certainement ses manoeuvres. Vous trouverez aussi un long mais fort intéressant article sur le nombre de Raf-oul-Yadeïne qu'il y a dans un Rak'aat et sur la récitation du Sourah Faatihah quand on fait la Salaah derrière l'Imaam. Bien sûr il y a d'autres articles et surtout la rubrique 'Questions et Réponses'. Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter une très bonne lecture.

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.2 No.9,10]