Droit de l'ex-femme en ce qui concerne les propriétés personnelles de son ex-mari

Q. Je possède une maison meublée. Est-ce que mon ex-femme a droit à la moitié de mes biens suite à notre divorce ?

R. D'après la loi islamique, une femme divorcée doit être pourvue de nourriture, des vêtements et de logement par son ex-mari que durant la période de "I'ddah." L'I'ddah est la période qui s'étend entre trois règles pour une femme qui a toujours ses menstrues tandis que pour une femme qui a atteint la ménopause, l’I'ddah est égal à trois mois. Elle a aussi droit à toute chose qu'elle avait reçue comme "Mahr" (dot) et autres objets qui étaient ses propriétés au temps qu'elle était encore mariée. Mais, en ce qui concerne les propriétés personnelles de son ex-mari, la femme n'y a aucun droit.

Q. Si la cour stipule que je dois lui donner un pourcentage des biens qui sont mes propriétés exclusives. Est-ce que c'est "halaal" pour elle d'en accepter ?

R. Non, ce n'est pas halaal. C'est purement HARAAM car elle n'a droit à rien de plus à ce que nous avons mentionné dans la réponse à votre première question.

Q. Quelle est la position d'un avocat musulman qui s'occupe d'un tel cas et qui insiste, en s'appuyant sur des lois formulées par des humains, kaafirs en plus, pour que je cède la moitié de mes biens à mon ex-femme ?

R. Manifestement cet avocat à tort. En tant que musulman il aurait dû se soumettre aux lois d'Allah Ta'aala avant tout. Son insistance dans ce cas équivaut à un complot visant à usurper les droits d'autrui.

Q. Est-ce que, dans ce cas précis, son rôle et ses conseils "légaux" sont-ils condamnables en Islâm ? Et ses rémunérations sont-elles haraam ou halaal ?

R. Il n'y a rien d'islamique dans ses conseils et ses services, et, de ce fait, ne mérite aucun salaire ou autre rémunération car le but n'est que d'usurper les droits légitimes d'autrui.

Il est bon de souligner ici que, en tant que musulman, vous avez commis une grave erreur en permettant que votre "nikaah" (mariage) soit régit par un système légal autre que la Charî'ah. Comme tant d'autres vous devez repentir (faire Taubah) sincèrement.

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.3 No.2]