Ash-choûraa‎ - la consultation

"…consulte-les sur toute chose (al A'mr‎) ; et, lorsque tu as pris une décision, place ta confiance en Allah. Allah aime ceux qui ont confiance en Lui." (3:159)

Dans ce verset Allah Ta'aala a ordonné au Prophète Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) d'établir le principe de consultation (Choûraa‎‎‎) avec ses compagnons (Radiyallahou anhoum‎). A la lumière de ce verset on peut déduire 3 choses, à savoir :

1)    La valeur des Sahaabah-é-Kiraam adjma'îne (Radiyallahou anhoum‎).

2)    L'importance du Choûraa‎ (la consultation) en Islâm, et

3)    Même que Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) est Imaam-oul-Ambiyaa (chef de tous les Prophètes (Alaihis Salaam)), meilleur de toutes les créatures d'Allah Ta'aala et qu'il est inspiré et guidé par son Seigneur, il a reçu l'ordre de tenir le Choûraa‎ avec ses compagnons (Radiyallahou anhoum‎).

Plus loin, dans le verset 38 du Sourah 42, Allah Ta'aala dit :

"Ceux qui délibèrent entre eux au sujet de leurs affaires (al A'mr‎)."

Ici aussi Allah Ta'aala avance clairement que l'action de tenir le Choûraa‎ est une des qualités louables des Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎).

SIGNIFICATION DE 'AL-A'MR‎'

Le mot 'AL-A'MR‎' mentionné dans les versets ci-dessus a plusieurs significations comme par exemple :

1. toute déclaration et pratique qui mérite de l'importance
2. le houkoûmah (gouvernement)

C'est ce même sens qui s'applique pour les mots : 'Oulli A'mr‎. (97:4)

"… portant ses ordres (A'mr‎) sur toutes choses" ; et

3. Un attribut spécial d'Allah Rabb-oul-l'zzat. Selon les Moufassirîne c'est cette même signification qui s'applique pour le mot 'A'mr‎' dans le verset qui suit :

"Dis, l'esprit procède du commandement (A'mr‎) de mon seigneur..." (17:85)

LES VERTUS DU CHOÛRAA‎

Dans un hadîce de Baihaqui‎‎ rapporté par Hazrat 'Abdoullah Bin Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) il raconte que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit que quand quelqu'un, avant d'entreprendre un travail, tient un Choûraa‎ pour prendre la décision de faire ou ne pas faire ce travail, Allah Ta'aala le guide dans le chemin droit c.à.d. il reçoit le Hidaayah.

Dans un autre hadîce de Tirmîzî, Hazrat Aboû Houraïrah (Radiyallahou anhou‎) rapporte que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Quand les meilleurs parmi vous sont vos chefs, les riches sont généreux et vous vous consultez mutuellement, c.à.d. vous faites le Choûraa‎, dans toutes vos affaires importantes alors à ce moment-là, la surface de la terre est meilleure pour vous que la tombe. Mais quand les méchants et les pires d'entre vous sont les chefs, les riches sont avares et les travaux sont confiés aux femmes, il vaut mieux à ce moment-là être sous la terre que dessus."

Ce hadîce attire notre attention que quand le désir et la passion (nafçaaniyat) commencent à primer sur la raison et la justice à tel point qu'on ne fait aucune différence entre le bien et le mal et qu'on confie les choses importantes aux femmes, à ce moment-là la mort est meilleure que la vie.

Soulignons que le Charî'ah‎‎ n'empêche pas de prendre l'opinion des femmes surtout pour les affaires qui les concernent. Même le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a pris l'opinion d'une de ses épouses à l'occasion de Houdaibiyyah‎‎. Ce qui est défendu, c'est d'autoriser les femmes à diriger un Choûraa‎ et à prendre la décision d'agir.

Le sens d'un hadîce rapporte que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit de consulter quelqu'un qui est honnête. Quand on vous demande votre opinion on doit donner un conseil sincère que soi même aurait agit dessus si jamais c'était son cas.

Rappelons qu'il est 'masnoûne' de tenir un Choûraa‎ (consultation) pour débattre seulement les sujets sur lesquels il n'y a aucune stipulation claire et catégorique dans le Qour'aan et dans le Hadîce. Mais si le Qour'aan et le hadîce parlent clairement sur un sujet alors il n'est pas nécessairement, voire même pas permis (jaaiz), de se consulter. Par exemple, il est catégorique que la Salaah, le Zakaat, le jeûne de Ramadhaan, le Hadj sont des piliers et des obligations en Islâm. De ce fait il n'est pas permis de faire un Choûraa‎ pour décider s'il faut accomplir la Salaah, donner le Zakaat, observer le jeûne ou pas. Mais le Hadj et le Zakaat sont objets de consultation avec les personnes concernées afin de décider par quelle locomotion on va accomplir le Hadj - par avion, bateau ou autre moyen de transport et comment disposer du Zakaat - en donnant aux pauvres, aux orphelins?

Dans un hadîce rapporté par Hazrat A'lî‎ (Radiyallahou anhou‎), il demanda au Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) ce qu'on doit faire si jamais le Qour'aan et le hadîce ne sont pas clairs et spécifiques quant à la solution à un problème. Sur ce le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit de réunir les pieux possédant la connaissance de Dîne et de débattre le sujet en question à travers leur consultation. Le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) nous a aussi conseillé de ne jamais accepter le verdict émis par quelqu'un qui se base sur son opinion personnelle (et non sur le Charî'ah).

Ce hadîce nous montre la valeur du Choûraa‎ et qu'il est valable et appréciable pour les affaires religieuses aussi bien que mondaines. Et si jamais on doit tenir un Choûraa‎, alors il est conseillé de prendre les opinions et les conseils des gens qui sont Dînedaars (Pieux) et Faqîh (celui qui possède la compréhension de Dîne).

Dans un autre hadîce rapporté par Hazrat Aboû Houraïrah (Radiyallahou anhou‎), le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dit :

"Cherchez le conseil des gens intelligents et ne les désobéissez pas afin que vous ne regrettiez pas."

Donc les qualités qui doivent être primées parmi les membres d'un Majlis-é-Choûraa‎ sont (1) l'intelligence (2) la piété et (3) la connaissance de Dîne.

SHOURAA-WAHÎ

Dans le verset 159 du Sourah 3, le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a reçu l'ordre de faire le Choûraa‎ avec les Sahaabah-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎). Mais il y a une chose qui cloche dans cela. Le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) est sans doute un envoyé d'Allah Ta'aala et il reçoit des Wahîs (révélation) comme guide, donc quelle est la nécessité pour qu'il fasse la consultation car dans toutes les étapes qu'il entreprend, Allah Ta'aala le guide.

"Par l'étoile lorsqu'elle disparaît !

Votre compagnon (c.à.d. le Prophète) n'est pas égaré ;

Il n'est pas dans l'erreur.

Il ne parle pas sous l'empire de la passion.

C'est seulement une Révélation qui lui a été inspirée. Le Puissant, le Fort la lui a fait connaître." (53:1-5)

Il y a deux explications possibles que les Ou'lamaa-é-Kiraam ont données :

1)    Il n'était pas obligatoire pour le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) de faire la consultation (Choûraa‎), mais il la faisait pour hausser le darjah (grade) des Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) et en même temps de les unir tous en un seul corps de sorte que leur voix, leur force et leur but deviennent un.

2)    L'explication ci-dessous a été exprimée par Imaam Aboû Bakr Al-Jassaas (R). En fait son explication réfute la première. D'après lui, si le fait de faire la consultation avec les Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) n'avait aucune importance ou aucun effet, alors la décision finale du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) n'aurait pas été prise également à la lumière des opinions avancées par les Sahaabah‎ (Radiyallahou anhoum‎) donc ceci n'aurait pas été un honneur pour eux. Mais la vraie et plus plausible explication c'est que, comme chacun le sait, le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) était généralement guidé dans toutes ses affaires. Mais dans certains cas spécifiques, Allah Ta'aala lui confiait de prendre lui-même les décisions à travers un Choûraa‎ avec ses compagnons (Radiyallahou anhoum‎). Les événements suivants approuvent cette deuxième explication :

a)     A l'occasion de la bataille d'Ouhoud, le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait tenu un Choûraa‎ avec les Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) sur la stratégie d'attaque et de défense à adopter - rester à Madînah ou quitter Madînah. La plupart des Sahaabah‎‎ (Radiyallahou anhoum‎) avait suggéré de quitter Madînah et d'aller combattre à l'extérieur de la ville.

C'est cette opinion qui fut adoptée par le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam).

b)    A l'occasion de la guerre de Khandaq (tranchée) quand l'idée fut présentée de signer un traité de paix, à ce moment-là Hazrat Saad Bin Mou'aaz (Radiyallahou anhou‎) et Hazrat Saad Bin Oubaadah (Radiyallahou anhou‎) étaient totalement contre une telle démarche, c.à.d. qu'ils étaient contre l'idée de signer un traité de paix avec l'ennemi. Et le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait accepté et avait agi selon leur opinion.

c)      Pendant la campagne de blâme que les Mounaafiqîne colportaient contre la personnalité de Hazrat Aa'ichah (Radiyallahou anhou‎), à ce moment-là, le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait fait le Mashwara avec ses compagnons (Radiyallahou anhoum‎).

Donc, tout cela nous montre que le principe de Choûraa‎ ne va pas à l'encontre de la Prophétie et il est prouvé, que le Choûraa‎ que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) tenait avec les Sahaabah‎‎ (Radiyallahou anhoum‎) n'était pas par routine ni pour leur faire plaisir, mais au contraire pour l'aider à se prononcer.

A la lumière de tout ceci, il y a des leçons que nous devons tirer. Si Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), le Khalîloullah et le Habîboullaah, a établi le Choûraa‎ dans sa vie, alors nous, son Oummah‎, qu'il aimait tant ne devons-nous pas faire davantage de Choûraa‎ pour nos travaux importants, qu'ils soient liés au Dîne ou au Dounyaa ?

CHOÛRAA‎ ET SES RÈGLES

Le Qour'aan et les ahaadîce exhortent l'adoption du Choûraa‎. Il y a beaucoup de bénédictions (barakah) quand on décide une affaire à travers la consultation. Choûraa‎ c'est un Sounnah de Mouhammad-our-Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et de ses Khoulafaa‎‎-é-Raashidîne (Radiyallahou anhoum‎). C'est une pratique bénie que l'Oummah‎ entier doit adopter dans toutes ses affaires. Mais nous ne devons pas le (Choûraa‎ comme enseigné par l'Islâm) confondre avec n'importe quel "comité" ou quelle "réunion" qui est en vogue. Il n'est pas nécessaire qu'un Choûraa‎ contienne des membres fixes. Les membres siégeant dans un Majlis-é-Choûraa‎ sont uniquement des conseillers qui présentent leur opinion individuellement, se basant sur leur connaissance, perception et expérience. Ils n'ont aucun pouvoir exécutif. Leurs opinions ne peuvent s'imposer sur l'Amîr du Choûraa‎. Leur rôle se limite à conseiller l'Amîr. La décision finale réside uniquement dans la prérogative de l'Amîr.

En Islâm, une opinion soutenue par la majorité ne veut pas dire que l'Amîr doit nécessairement l'accepter. Il peut même la rejeter. Le concept de majorité n'existe pas en Islâm. A la lumière du Qour'aan, la pratique du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et celles des Sahaabah-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎), nous n'apercevons nulle part que l'Amîr doit se soumettre à la décision de la majorité. Une opinion majoritaire n'est jamais un facteur déterminant de décision. En fait, la pratique du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et de ses Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) montre clairement que quand il y a divergence d'opinion sur une motion, c'est à la discrétion de l'Amîr de prendre la décision qu'il juge bon par sa clairvoyance, indépendamment de la majorité et de la minorité. Il est vrai cependant que 1'Amîr, pour sa satisfaction personnelle et pour être confiant, peut considérer la majorité parmi les critères de préférence quand il analyse toutes les idées et données.

En fait, l'Amîr a le pouvoir d'accepter le conseil de la majorité ou de la minorité ou même le conseil d'un seul membre. Il peut rejeter les opinions et les conseils de tous les membres du Choûraa‎ et adopter le conseil de quelqu'un qui normalement ne fait pas partie du Choûraa‎. Le Charî'ah‎‎ permet l'Amîr de rejeter l'opinion et le conseil de tout un chacun et d'agir de son propre chef. C'est là le droit de l'Amîr qui est englobé dans le verset :

"… lorsque tu as pris une décision..."

et non pas "vous" (pluriel).

Ceci démontre que l'autorité de prendre la décision finale est détenue entre les mains de l'Amîr et c'est celle-ci qui est valable.

LE ROLE DU AMIR

Un Amîr doit être un homme sain d'esprit, majeur (baaligh) et de bonne conduite.

Une femme ne peut être l'amîr d'un Choûraa‎ car le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Un peuple qui désigne une femme comme leur chef ne prospérera jamais."

En Islâm un Amîr guide. Il ne suit pas. Il n'est pas obligé de chercher conseil ou consulter des personnes spécifiques. Il est entièrement libre d'aller vers n'importe quelle personne qu'il considère digne d'être consultée. Et il a le droit en tant qu'Amîr d'appeler quelqu'un de la communauté avec qui il désire recevoir un conseil ou une opinion. La pratique de Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) témoigne ce point. Quand un cas difficile se présentait à lui, il faisait appel à Hazrat Abdoullah Bin Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎). Après qu'il eut écouté les conseils des anciens Sahaabah‎‎ (Radiyallahou anhoum‎) parmi les Mouhaadjirîne et les Ançaar qui étaient autour de lui, il écoutait celui de Hazrat Ibn Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎). La majorité des fois, Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) jugeait que l'opinion avancée par Hazrat Ibn Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎) était plus solide que les autres et il l'acceptait. Pourtant il y avait des Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) qui étaient plus âgées et plus intelligents que Hazrat Abdoullah Bin Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎). Mais ceci n'empêchait pas Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) d'accepter l'opinion de Hazrat Ibn Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎). Aucun Sahaabî (Radiyallahou anhou‎) n’objectait de la démarche de Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎). C'est de la même façon que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) donnait priorité à l'opinion de Hazrat Aboû Bakr Siddîq (Radiyallahou anhou‎) et à celle de Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) sur celles des autres Sahaabah‎‎ (Radiyallahou anhoum‎), à tel point que, quand le verset 159 du Sourah 3 fut révélé, ils croyaient que

.".. Consulte-les sur toute chose..." se referait à Hazrat Aboû Bakr (Radiyallahou anhou‎) et Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎). Effectivement, selon Ibn Kaçîr, Hazrat Abdoullah Ibn Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎), commentant ce verset dit que celui-ci fait référence à Hazrat Aboû Bakr (Radiyallahou anhou‎) et à Hazrat Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) et de plus, ils étaient les deux conseillers spéciaux du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam).

TAWAKKOUL - CHOÛRAA‎

"Lorsque tu as pris une décision, place ta confiance en Allah..."

Tawakkoul (confiance en Allah) est un aspect important dans le Choûraa‎. Nous devons comprendre que nous n'avons aucune chance sans l'aide et le rahmah d'Allah Ta'aala. C'est pour cela que si une personne est confiante qu'elle fera un travail par elle-même, Allah Ta'aala la laisse à elle-même (c.à.d. qu'Allah Ta'aala ne l'aide pas). Mais si elle reconnaît son manquement et place sa confiance en Allah Ta'aala, alors Allah Soubhaanahoû wa Ta'aala l'aidera. Similairement, quand on a pris une décision dans le Choûraa‎, nous devons implorer Allah Rabb-oul-Aalamîne‎‎ et placer notre confiance totale en Lui. C'est uniquement Allah Ta'aala qui va nous guider et nous aider à mettre à exécution les décisions qui ont été prises par le Choûraa‎. Ce ne sont pas des décisions et des efforts qui apporteront des résultats positifs. Les résultats sont sous le contrôle d'Allah Ta'aala. Mais sachez qu'adopter des moyens légaux ne va pas à l'encontre du Tawakkoul, mais penser que le moyen va apporter des résultats, c'est cela qui va à l'encontre du Tawakkoul. Qu'Allah Ta'aala nous donne le Taufîq de faire le Mashwara dans nos affaires de Dounyaa et de Dîne et d'avoir Tawakkoul en Lui. Aamîne. 

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.2 No.7]