Halaal et haraam en islâm

C'est Allah, Al Khaaliq, qui nous a créés et c'est Lui seul qui connait notre nature et tous nos besoins. Il est pleinement informé de ce qui est bon ou nuisible à l'homme. C'est pourquoi les choses qui ont un effet néfaste sur la santé (physique ou spirituelle) sont strictement interdites (haraam) et les choses qui sont saines et bénéfiques sont permises (halaal).

NOURRITURE HALAAL

Allah Ta'aala dit :

Ô‎‎ vous, les Prophètes ! Mangez d'excellentes nourritures (Tayyibaat). Faites de bonnes œuvres ! (23:51)

Dans ce verset Allah Soubhaanahoû wa Ta'aala ordonne à ses Prophètes (Alaihis Salaam) de ne consommer que de la nourriture dite Tayyib. Tayyib s'applique normalement à une chose dont l'extérieur et l'intérieur sont sains et purs. Toute chose que le Charî'ah‎‎ a décrété comme Halaal (permise) sont de cette catégorie. Donc en ordonnant aux Prophètes (Alaihis Salaam) de consommer de la nourriture Tayyib, Allah Ta'aala veut que ses Prophètes (Alaihis Salaam) ne se nourrissent que des choses Halaal.

Dans le verset mentionné ci-dessus l'ordre de consommer ce qui est halaal est adressé aux Prophètes (Alaihis Salaam) bien qu'en ce qui les concerne il n'y a aucune probabilité du contraire. Selon les Moufassirîne, une telle adresse a été adoptée pour nous montrer (nous, l'Oummah‎ Mouslimah), combien il est important de ne consommer que ce qui est Halaal. Si les Prophètes (Alaihis Salaam), ces êtres qu'Allah Ta'aala guidait en toute circonstance furent ordonnés de consommer le Halaal et le Tayyib, alors combien méticuleux et prudents devons-nous être (nous qui sommes si faillibles) à l'égard de notre nourriture ? De plus, Allah Ta'aala a précédé l'ordre d'accomplir les Aa'maal-é-Saaliha (bonnes actions) par l'ordre de consommer les choses Halaal et Tayyib. Selon les Ou'lamaa-é-Kiraam c'est pour nous avertir qu'on agit en fonction de ce dont on se nourrit. Éclaircissons ce point. Quand on consomme ce qui est Halaal, on aura le Taufîq de faire de bonnes actions et d'établir les Ibaadaat‎ d'Allah. Par contre, en se nourrissant des choses haraam on devra surmonter plusieurs obstacles et difficultés pour pouvoir accomplir de bonnes actions.

Hazrat Sahl Tastarî (R) explique clairement que celui qui consomme du haraam manquera à ses devoirs religieux tandis que celui qui se nourrit du Halaal se verra soumis (à la volonté d'Allah Ta'aala) et il aura un penchant pour la piété et les bonnes actions.

Dans un hadîce de Mouslim et de Tirmîzî rapporté par Hazrat Aboû Houraïrah (Radiyallahou anhou‎), Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Certainement Allah Ta'aala est Pur et n'accepte que ce qui est bon. En vérité, Allah a ordonné aux croyants ce qu'Il a ordonné aux Envoyés. Il a dit : "Ô‎‎ vous Messagers, nourrissez-vous de bons aliments licites et pratiquez la vertu !" (23:51). Et Il dit de même :

"Ô‎‎ vous qui croyez ! Mangez de ces bons aliments dont Nous fîmes votre subsistance !" (2:172)

Le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) évoqua ensuite le cas d'un homme, aux cheveux ébouriffés et aux vêtements poussiéreux, prolongeant son voyage, qui tend les mains vers le ciel et implore : "Ô mon Seigneur ! Ô mon Seigneur !" Mais sa nourriture est haraam, sa boisson est haraam, ses vêtements sont haraam et il s'est nourri des choses haraam, comment sa prière peut-elle être exaucée ?

Pour pouvoir comprendre la portée de ce hadîce c.à.d. l'importance de se nourrir des choses licites et la gravité de consommer des choses illicites, il faut qu'on s'attarde un peu sur la condition de la personne mentionnée.

1. La personne concernée était un voyageur qui, de par son apparence, avait dû faire un long et pénible parcours. Les conditions de voyage 1400 ans de cela n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui :

    • état lamentable des routes,
    • moyens de transport rudimentaires - cheval, chameaux ou même à pied,
    • difficultés pour s'approvisionner en route qui pouvaient résulter en un manque de nourriture, et donc être fatal,
    • bandits de grands chemins.

2. La personne elle même était dans un état pitoyable - les cheveux en désordre, les vêtements poudreux, le visage ridé par la fatigue, à tel point qu'à sa seule vue, on s'apitoya sur son sort. Si nous, êtres humains, en sommes touchés, quel sera l’agissement d'Allah Ta'aala, Lui qui est la source même de toute miséricorde et de pitié, à son égard ? De plus, comme enseigné par Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam), le Rahmatoul-lil-Aalamîne, le Dou'aa d'un voyageur est acceptable auprès d'Allah Ta'aala.

Toutes les conditions sont apparemment réunies pour que l'aide et la grâce d'Allah se déversent vers lui. Mais il y a une chose qui obstrue la voie entre lui et son Seigneur comme un mur de béton, à tel point que quand il supplie son maître, ce dernier n'est pas attentif à ses lamentations, cette chose n'est rien d'autre que la consommation des produits haraam.

Afin de bien comprendre le lien existant entre le rejet de Dou'aa et la consommation des choses haraam, considérons le hadîce qui suit.

Une fois, Hazrat Sa'd Bin Abî Waqqaas (Radiyallahou anhou‎) pria au Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam):

"Ô‎‎ Envoyé d'Allah ! Invoque Allah pour qu'il fasse de moi moustajaaboud - da'waa (quelqu'un dont les Dou'aas sont exaucés)"

Le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) répondit :

"Ô‎‎ Sa'd ! Nourris-toi des choses halaal et tu deviendras moustajaaboud - da'waa. Par celui qui détient ma vie, en vérité quand un serviteur d'Allah consomme une bouchée de haraam, aucune de ses oeuvres (Dou'aa, Salaah, jeûne... bref les bonnes actions) n'est acceptée (par Allah) pendant 40 jours. Et quiconque dont le corps croîtra à l'aide d'une chose haraam, alors le feu aura priorité sur lui." (Tabraanî‎‎).

A la lumière de ce hadîce l'acceptation du Dou'aa dépend entièrement de ce dont on se nourrit. Nous savons très bien qu'Allah Ta'aala est la source de toute chose - le bien-être, la santé, Hidaayah. La vie est considérée prospère quand l'être humain bénéficie amplement des faveurs d'Allah Ta'aala. Le plus important parmi est le Hidaayah pour rester fermement sur le Çiraat-oul-Moustaqîme et recevoir le Taufîq de se soumettre aux ordres et commandements du Dîne d'Allah, AL-­ISLAAM. Sans doute pour arriver à cette fin, le Dou'aa joue un rôle primordial et comme nous avons vu plus haut, il dépend énormément de notre nourriture. En toute logique donc, la prospérité dans la vie est conditionnelle à la consommation exclusive de ce qui est halaal. En faisant cela on aura le Taufîq de faire de bonnes oeuvres (Aa'maal-é-Saaliha) et en retour on sera gratifié de la grâce et de la miséricorde d'Allah.

"La miséricorde d'Allah est proche de ceux qui font le bien." (7:56)

Et quand la miséricorde d'Allah sera sur nous, ce sera vraiment la prospérité, le bonheur et le succès car on nous dira,

Ô‎‎ toi ! Âme apaisée ! Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc avec mes serviteurs ; entre dans Mon Paradis ! (89:27-30).

Et quel Paradis !

"... dans des Djannaat (Paradis, Jardins) où coulent les ruisseaux. Là, ils (les croyants) seront parés de bracelets en or et de perles. Leurs vêtements seront en soie." (22:23) et

"Ils (les croyants) y trouveront ce qu'ils voudront ; ils y demeureront immortels..." (25:16)

Donc, pour conclure, nous voyons clairement que pour notre salut dans l'Aakhirah, il nous faut la miséricorde d'Allah. Celle-ci est acquise à travers les oeuvres bonnes et les choses Halaal et Tayyib, car Allah Soubhaanahoû wa Ta'aala est Pur et n'accepte que ce qui est pur. L'homme est pur quand :

  1. Son A'qîdah (son concept) est correct, comme enseigné par l'Islâm,
  2. Ses Ibaadaat sont accomplis uniquement pour Allah, et cela d'après les principes du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam),
  3. Ses biens ont été acquis d'une façon licite selon le Charî'ah‎‎,
  4. Il se cramponne fermement aux commandements d'Allah et aux principes du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et il reste loin des choses défendues,
  5. Sa nourriture, ses habits et autres nécessités ainsi que leurs provenances sont Halaal. Sur ce point le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

La première chose qui répandra une mauvaise odeur (au Jour du Jugement) chez l'homme sera son ventre. Quiconque le peut, qu'il ne consomme que des choses Halaal. (Boukharî)

La recherche du Halaal est d'obligation pour chaque musulman. (Tabraanî‎‎)

"La recherche de la nourriture halaal est Farz après les autres Faraaïz"

"Celui qui a acheté un vêtement à 10 dirhams et la somme payée contient un dirham provenant d'une source haraam, Allah n'acceptera aucune de ses Salaahs‎‎ tant qu'il portera ce vêtement."

LE HALAAL ET LE HARAAM, C'EST QUOI ?

Le Prophète de l'Islâm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Ce qui est Halaal (licite) est manifeste, de même qu'est évident ce qui est Haraam (illicite)."

Le Haraam et le Halaal sont des injonctions coraniques et des traditions du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam). De ce fait une chose est Haraam quand elle a été décrétée comme telle par Allah et son Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam). Le même principe s'applique pour ce qui est Halaal. Mais il y a des choses qui ne sont pas mentionnées clairement dans le Qour'aan ou dans les ahaadîce concernant leur légitimité. A ce moment-là on prendra en considération les critères qui rendent une chose Halaal ou Haraam qui sont mentionnés clairement dans le livre d'Allah et le Sounnah. Donc, si une chose satisfait les critères débouchant sur le Haraam alors cette chose-là sera Haraam, de même pour le Halaal. Considérons quelques exemples pour bien nous situer.

1. La vidéo. Nous n'entrerons pas dans les détails car le sujet a été déjà traité en profondeur dans un passé pas très lointain. Consultez Al-Haadî vol 1 No. 4 ou vol 1 No. 9.

Mais une chose est certaine. La vidéo est devenue un fléau qui est en train de ronger la société, et surtout la nôtre, à petit feu. Ce mal est tellement ancré dans notre vie quotidienne qu'il est soi disant devenu une nécessité dont on ne peut s'en passer. On peut en juger de par le nombre croissant de vidéoclubs qui s'aménagent à chaque coin de rue. On ne se doute point de l'influence néfaste du vidéo ou de la télé sur notre Îmaan et notre Dîne, tellement qu'on est leurré, voire aveuglé, par la douceur affectée de chaïtaan‎, le maudit. Et dire que quels n'ont pas été les sacrifices, persécutions et difficultés que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a endurés pour que ce Dîne, Al Islâm, arrive à nous. Mais nous, son Oummah‎, sommes en train de détruire cette merveilleuse structure de l'Islâm que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et ses Sahaabah‎‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) ont construite au prix de leur sang, voire de leur vie, en rendant leur femmes veuves et leurs enfants orphelins. Et on ose proclamer qu'on est le défenseur de l'Islâm. Qu'Allah nous fasse comprendre !

Qui peut nier les méfaits de la TV/Vidéo ? De jour en jour on est en train de s'éloigner de la pratique du Dîne. Petit à petit, sans qu'on s'en rende compte, le Koufr et le Chirk sont en train de nous accaparer le coeur et l'esprit à travers des scènes et paroles érotiques ainsi que des chants et danses évocateurs. Qu'Allah nous protège ! S'il est vrai que la T.V/Vidéo n'existait pas au temps de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), il n'en demeure pas moins vrai qu'il y avait des femmes danseuses dont l'achat et la vente ont été déclarés Haraam par le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam). Dans un hadîce rapporté par Hazrat Aboû Oumaamah (Radiyallahou anhou‎), selon Mousnad Ahmad, Ibn Maadjah et Tirmîzî, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Ne vendez point, n'achetez point des femmes danseuses et ne leur enseignez point (la danse) car ce commerce-là est haraam."

Et c'est justement à des sujets semblables que fut révélé le verset suivant :

"Il y a des hommes ignorants qui achètent des choses frivoles (Lahwal Hadîce - choses futiles, plaisantes, telles que les femmes chanteuses et danseuses, instruments de musique) pour détourner les autres du chemin d'Allah et se moquer de la religion d'Allah. Voilà ceux qui subiront un châtiment ignominieux." (31:6)

‘Lahwal Hadîce’ mentionné dans le verset 6 du Sourah 31 est une expression qui s'applique à tous les éléments qui détournent ou qui peuvent détourner quelqu'un du Çiraat-oul-Moustaqîme. En d'autres mots c'est un élément de déviation. Est-ce que la T.V/Vidéo n'en est pas une ? La TV/ Vidéo n'est-elle pas un substitut aux femmes danseuses chanteuses ? Non ! Elle est pire que ça ! Sans doute les femmes danseuses, chanteuses se sont transformées en appareil TV/Vidéo et "ne leur enseignez point" n'équivaut à rien d'autre que le 'taping', 'recording'... Donc malgré que la TV/Vidéo n'existait pas à l'époque de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) et des Sahaabah‎‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎), elle possède cet élément déviationniste. Par conséquent la T.V./Vidéo est incontestablement haraam tout comme les femmes danseuses, chanteuses.

2.     Le jeu du hasard - casino, course des chevaux etc.

Ils t'interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard (Maïsir), dis:

"Ils comportent tous deux, pour les hommes, un grand péché et un avantage, mais le péché qui s'y trouve est plus grand que leur utilité." (2:219)

Ô vous qui croyez, le vin, le jeu de hasard (Maïsir), les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une oeuvre du démon. Évitez-les, afin que vous soyez heureux. (5:90)

Le mot 'Maïsir' qu'on a traduit comme 'le jeu de hasard' dans les deux versets ci-dessus, veut dire littéralement 'distribuer'. Dans l'ère du Djaahiliyyah, il existait plusieurs genres de jeux de hasard et parmi lesquels il y avait ceci : 10 personnes achetaient ensemble un chameau qu'on sacrifiait ensuite. Puis on prenait 10 flèches sur lesquelles était inscrite la quantité de viande que chaque participant recevrait. Trois des 10 flèche portaient le chiffre zéro (0) c.à.d. celui qui gagnerait une de ces flèches ne recevrait aucune portion. Sur chacune des flèches restantes était inscrit un différent nombre de portion. Après cet exercice, les flèches étaient mélangées et chaque participant en tirait une au hasard. Donc sept d'entre eux recevaient leur part, selon le nombre de portion de viande mentionné sur la flèche et trois ne recevaient rien bien que tous les dix eussent contribué la même somme à l'achat.

Cette pratique est haraam ainsi que toute pratique régie par le même principe. Bref, tout jeu de hasard où l'argent est mis à risque, c.à.d. où il y a la probabilité de gagner aussi bien que de perdre est haraam.

LES ENFANTS ET LE JEU DE HASARD

Un type particulier de jeu de hasard mais qui malheureusement n'est pas considéré comme tel est la pratique de jouer aux billes. Comme nous venons de voir, ci-dessus, dans n'importe quel jeu de hasard plusieurs personnes exposent leurs biens (en liquide ou en espèces) qui sont, selon le résultat du jeu, emportés par une ou plusieurs personnes. Il y en a qui gagnent et d'autres qui perdent. De même, quand on joue aux billes, plusieurs enfants mettent en jeu les leurs. Il y a des gagnants aussi bien que des perdants. L'appellation de "jeu de hasard" (Maïsir) selon la définition du Charî'ah s'applique donc amplement au jeu de billes. Bien que ce jeu soit perçu comme un jeu tout-à-fait innocent et inoffensif, il n'empêche que c'est un jeu de hasard selon le Charî'ah. Donc ce jeu est haraam ! En permettant aux enfants de s'adonner à ce jeu, l'amour des jeux de hasard, la querelle, la tromperie, le vandalisme prennent racine dans ces jeunes coeurs et esprits. Les parents doivent à tout prix empêcher leurs enfants de jouer à ce jeu-là.

LE CAS DE HAZRAT ABOÛ BAKR (Radiyallahou anhou‎)

Une fois Hazrat Aboû Bakr (Radiyallahou anhou‎) prit une bouchée d'un repas dont il ignorait la provenance mais qui lui fut apporté par son esclave. Ce dernier l'avait reçu en guise de paiement pour ses services d'autrefois, quand il était diseur de bonnes aventures et une fois avait prédit au crédit. En apprenant cela, Hazrat Aboû Bakr (Radiyallahou anhou‎) essaya de vomir le morceau qu'il avait avalé. Il n'y parvint pas car son estomac était vide. On lui conseilla de boire de l'eau en abondance et il ne s'arrêta de vomir que lorsque le morceau sortit de sa gorge. Quelqu'un fit cette remarque :

Qu'Allah ait pitié de toi. Tu te donnes tant de mal pour un si petit morceau !

Sur ce, Hazrat Aboû Bakr (Radiyallahou anhou‎) répondit :

Je l'aurais vomi même si je devais en mourir. J'ai entendu le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dire - "La partie du corps qui est nourrie d'un gain illicite est destinée au feu de l'enfer. Par conséquent, j'ai vite fait de me débarrasser de ce morceau avant qu'une partie de mon corps ne s'en nourrisse."

Hazrat Aboû Bakr (Radiyallahou anhou‎) était si méticuleux que le moindre doute sur quelque chose qu'il avait mangée le poussait à la vomir. Par crainte d'Allah, les Sahaabah‎‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) s'abstenaient non seulement de manger la nourriture illicite mais encore évitaient-ils systématiquement tout ce qui leur paraissait douteux. Ils ne pouvaient supporter la pensée même de manger quelque chose d'illicite (haraam).

Nous proclamons être les serviteurs d'Allah et les disciples du bien-aimé Prophète, Hazrat Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam), mais nous nous adonnons corps et âmes à l'intérêt (Ribaa), la corruption, le jeu de hasard et toutes sortes d'activités malsaines et sataniques qui sont haraam.

Quel changement ! Quel monde de différence entre nous et les Sahaabah‎‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) !

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.3 No.1]