La course

Une personne travaille pendant une semaine. Elle trime pour avoir un peu d'argent. Le weekend, elle joue aux courses hippiques. Elle perd tout ce qu'elle a gagné pendant une semaine, d'un seul coup. Et l'autre personne qui a encaissé cet argent-là n'a rien fait. Elle l'a eu sans faire aucun effort et sans être utile à la société. Comment un économiste et une personne dans le domaine de la finance pourraient-ils interpréter ce transfert, cette distribution ou ce partage de richesse-là ? C’est une façon où la majorité devient pauvre, sans pouvoir satisfaire ses besoins et les besoins de ceux qui sont sous sa responsabilité. Et de l'autre coté, une minorité infime s'enrichie sans rendre service à la société.

N'est-ce pas un déséquilibre dans l’économie d'un pays ? Nous qui nous considérons comme éduqués, modernes, intelligents et civilisés. Est-ce que promouvoir des institutions semblables qui rendent le peuple misérable est compatible avec ce qu'on prétend être ! C’est une institution qui fait devenir une personne de plus en plus misérable, égoïste et gourmande. Ce sont des virus qui ne laisseront pas l’humanité vivre en paix.

[Version française de "Le course" – Al Jamiat – Vol.7 No.15]