Israaf (dépenser mal)

Allah Ta'aala a accordé à tout le monde ce dont il a besoin afin de satisfaire ses nécessités. Mais souvent, un problème surgit lorsqu'une personne recherche l'extravagance que ses moyens ne lui permettent pas d'avoir ou qui nécessitent qu'elle sacrifie certaines choses dans son budget. Ceci est le début du déséquilibre parce que très souvent, elle les accomplit au détriment de choses importantes et essentielles. On prend un simple exemple pour comprendre cela: une personne peut être vêtue de façon convenable, dans la simplicité, avec un tissus qui ne coûte pas cher. Mais, elle a envie de tissus de marque. Alors cela la fait dépenser davantage. Donc, elle va faire des concessions dans sa nourriture, simplement pour satisfaire ses désirs et plaisirs. Elle doit aussi supprimer des choses essentielles. Lorsqu'on agit ainsi envers un enfant qui a besoin d'une bonne nourriture pour son développement physique et mental, alors sans le savoir, on commet un crime envers notre propre enfant. Combien parmi nous emprunte de l'argent pour pouvoir s’habiller et finalement, ont des difficultés à rembourser. Ce sont les enfants qui paient les pots cassés, car lorsqu'il y a des problèmes financiers dans la maison, les disputes entre le mari et la femme arrivent également. Finalement, ce sont les enfants qui subissent tout. Voilà comment il y a des turbulences familiales et conjugales à cause de l'extravagance des dépenses. On se prive de ce qu'on a besoin pour ce qu'on n'a pas besoin. Ce genre de mauvaise façon de dépenser s'appelle Israaf, qui signifie dépenser plus que nécessaire là où vous avez besoin de dépenser ou là où vous avez le droit de dépenser. C'est-à-dire, faire des extravagances en dépensant pour des choses qui sont permises. Cela est Haraam.

Le Dîne nous enseigne d'adopter la modération dans toute chose, jusqu'à dans les Ibaadaat aussi. On doit accorder notre temps dans l'Ibaadah, mais il ne faut pas le faire au point que d'autres responsabilités ou Ibaadaat plus essentiels, sont négligés. Si cela est interdit dans les Ibaadaat, alors ceci nous donne une idée de sa gravité concernant les autres choses.

Israaf fait commettre des choses indésirables et détestables pour avoir de l'argent. Il lui fait perdre sa dignité. La personne utilisera tous les moyens pour avoir de l'argent. Elle volera. Elle trompera les gens. Elle deviendra malhonnête.

Israaf s'applique plutôt dans des choses permises. Mais si les dépenses sont faites pour des choses non-permises, cela s'appelle le Tabzeer et ceci est plus grave que Israaf. Tabzeer n'a pas même sa place. Il est très chagrinant de dépenser notre richesse que nous avons acquises de façon Halal, pour commettre le Haraam. On dépense notre temps précieux, notre énergie et notre richesse dans des activités Haraam en négligeant les pratiques essentielles et obligatoires. Cela s'appelle défaite sur défaite et Haraam sur Haraam. Donc, notre vie et nos économies sont épuisées dans Israaf et Tabzeer.

Il y a une autre chose qui s'appelle Taqteer qui signifie ne pas dépenser là où on doit dépenser. Par exemple, une personne n'hésite pas à dépenser dans l’éducation pour Dounyaa. Mais pour Madrassah, payer Rs. 100/- ou Rs. 200/- aussi est trip cher. On trouve cela comme trop cher. Lorsqu'il y a à faire des dépenses pour le mariage, les gens dépensent énormément, mais lorsque la fille demande un Mahr un peu élevé, alors ils considèrent cela comme exorbitant. Pourtant l’essentiel dans un mariage, c'est la fille. De la même façon, on hésite à dépenser pour les Masdjid ou les Madrassah. C’est un grand manquement en nous. Tout cela parce que nous faisons des extravagances dans nos dépenses. On dépense plus que nécessaire là où il est autorisé de dépenser ou alors, on n'hésite pas à dépenser là où on ne doit pas dépenser. La conséquence inévitable est, soit qu'on aura à supprimer là où on doit dépenser ou alors, on n'aura plus rien à dépenser.

[Version française de "Israaf (mal dépense)" – Al Jamiat – Vol.7 No.4]