Le meilleur cadeau

Le meilleur cadeau dans ce Dounyaa, c'est une épouse qui pratique le Dîne. Suivre le Dîne, veut dire adapter sa vie entière d’après les commandements d’Allah Ta’aala et les principes de Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam). Dans ce sens, une bonne épouse est celle qui règle sa vie entière d'après Dîne. Une épouse qui adhère au Dîne ne peut désobéir à son époux. C'est une épouse dépourvue de connaissance du Dîne ou qui n’a point la volonté d’agir selon sa connaissance de Dîne, qui désobéira à son mari. Quant à une épouse qui est vraiment Dînedaar, elle obéira toujours à son mari. Il ne faut pas croire qu'obéir au mari n’a aucun lien avec la piété. Au contraire, sans cette obéissance, une femme ne peut être considérée comme pieuse et Dînedaar.

Allaamah Fakhrouddîne Ar-Razi a dit dans son Tafsîr d’Al-Kabîr:

«Une épouse ne peut atteindre la piété tant qu’elle n’obéit pas et ne soumet pas à son époux car Allah Ta’aala a dit:

فَٱلصَّـٰلِحَـٰتُ قَـٰنِتَـٰتٌ

C'est-à-dire «Les femmes pieuses sont obéissantes».

Selon un Hadîce, la meilleure épouse est celle dont la vue vous plait, elle obéit lorsque vous lui donnez un ordre, elle se préserve et surveille votre bien en votre absence. Quand nous mentionnons l’obéissance envers l'époux, ceci concerne les choses permises dans la Charî’ah. Obéir à l'époux est louable, mais pas concernant les choses interdites selon les lois de la Charî’ah. Par exemple, une femme n’a pas le droit d’obéir son époux s’il lui demande d’enlever son Pardah et de se mettre à table avec les membres de la famille qui ne sont pas ses Mahram, comme son beau-frère, ses cousins, son Kalou, son Poupa, etc. De la même façon, une épouse n’a pas le droit d’obéir son mari s’il lui ordonne de s'épiler les sourcils, de garder ses ongles longs, d’appliquer du vernis à ongles ou de se couper les cheveux, car nul n’a le droit d'obéir à quiconque dans ce qui est interdit par la Charî’ah.

[Version française de "Meilleur cadeau" – Al Jamiat – Vol.6 No.12]