Une épidémie

C’est dans la nature humaine de ressentir une sorte de brûlure au cœur et un genre de bouleversement lorsque l'on voit son prochain dans l'aisance. S’il se laisse emporter par ce sentiment et agit en fonction de ce sentiment, il finira par détester cette personne qui est dans ce bien-là et souhaitera toujours son malheur. Ce sentiment-là, nous le connaissons comme la jalousie. 

La jalousie existe partout et à tout niveau. Il est très rare on l'on peut dire qu'il n'y a pas de jalousie. Elle existe entre les collègues de travail, entre camarades et aussi entre frères et sœurs. C’est une maladie qui n’épargne personne. Il est très difficile d’affirmer que les Ou’lamaa ne sont pas touchés par ce virus. Seuls ceux qui se sont immunisés en faisant leur Islaah ont pu rester à l’abri de ce virus.

C’est une maladie et bien-sûr, c’est une maladie très grave qui bouleverse toute la société. Ainsi, il fait paraitre vilain ce qui est joli et ce qui est appréciable semble être détestable. Un climat et une atmosphère rongés par ce virus rend tout le monde extrêmement vulnérable. Quelle maladie peut être plus grave que celle qui pousse un frère à tuer son frère? Nous avons des lois qui empêchent de posséder des armes et de circuler armé. Ceci garantit de façon certaine la sécurité de chacun, mais le travail n’est pas encore terminé. Le plus important est d'éradiquer cette maladie qui vous fait utiliser cette arme-là. Chaque maladie a son traitement. Le remède de cette maladie est de se faire traiter par un Cheikh-e-Kaamil. Il est pratiquement impossible d’obtenir la guérison sans suivre un traitement avec un Cheikh-e-Kaamil.

[Version française de "Ene epidemie"– Al Jamiat – Vol.6 No.13]