Ribaa

Vous prêtez à quelqu’un Rs10, 000 pour une certaine période. Mais vous lui demandez de vous rembourser Rs11, 000. Cette somme de Rs1000 en plus que vous avez exigé est Ribaa. C’est cela qu’on appelle l’intérêt. Les prêts que les gens prennent de la banque sont purement Ribaa.

Ribaa est Haraam. C'est une pratique très grave. On n’a pas le droit de le prendre, de le donner et d’être témoin pour quiconque dans une transaction de Ribaa. Celui qui rédige le contrat d’intérêt aussi est coupable. Nabi (Sallallaahou Alaihi Wasallam) les a tous maudis. Ribaa est une pratique qui ruine la vie des gens. Comment quelqu’un qui est dans Ribaa peut-il s'attendre à une gaieté ou une joie dans sa vie quand nuit et jour la malédiction d’Allah Ta’aala et de Son Raçoul (Sallallaahou Alaihi Wasallam) sont sur lui ? Quelqu'un qui est vraiment digne n’osera pas entreprendre dans une transaction qui comporte l’intérêt, car selon le Hadîce, l'intérêt est beaucoup plus grave que l’adultère. La gravité de consommer de l'intérêt comporte 72 degrés. Le plus petit degré est équivalent à avoir des rapports sexuels avec sa mère. Selon le Hadîce, ceci est le degré de gravité le plus infime. Il y a encore 71 degrés qui sont plus graves que celui-ci. Si le moindre est à ce degré, alors comment sera le plus grave !

Prêter de l'argent à quelqu’un qui est dans la difficulté est une action qui comporte beaucoup de récompenses. Il ne faut pas réclamer quelque chose de plus, en retour. Au contraire, si on peut, il faudrait ramener à la baisse la dette ou l'acquitter, si on voit que la personne a des difficultés à rembourser.

Mais on n’a pas le droit d'utiliser l'action de «prêter de l'argent» comme un moyen pour obtenir un avantage quelconque. A tel point qu’on n’a pas le droit d’accepter aucun cadeau, aucun privilège ou service de la part d’une personne a qui on a prêté l'argent. Ceci est aussi considéré comme l’intérêt et c’est Haraam. Par exemple, vous avez prêté à une personne de l'argent pour qu’elle achète une voiture. Il est évident que si vous lui demandez sa voiture en emprunt pour une sortie, il vous la prêtera. D’après le Charî’ah, vous n’avez pas le droit de le mettre dans un tel embarras. Ceci est aussi une forme d’intérêt alors vous n’aurez pas le droit d’accepter un voyage gratuit de sa part, à moins qu’une telle relation prévalait déjà auparavant.

[Version française de "Riba" – Al Jamiat – Vol.6 No.3]