La sagesse dans la propagation du Dîne

Le couperet n'a pas été fabriqué pour couper des légumes et le couteau n'est pas fait pour casser les os. On doit savoir quand, comment, où et lequel on doit utiliser.

Allah Ta'aala nous a donné une bouche pour parler mais pas pour dire n'importe quelles paroles. On doit savoir l'utiliser. On peut prononcer une parole de différentes façons qui peuvent avoir des effets différents. Tant que possible, on doit parler de façon à ce qu'on puisse dire ce que l'on a besoin de dire sans que cela ait un effet négatif. En principe, on doit utiliser un ton léger et poli. Mais il y a aussi des moments qui demandent un ton un peu sévère, comme parfois, il est plus sage de garder le silence. Il ne faut pas mettre l’emphase sur quelque chose qui donne l’impression d'être Farz lorsqu'en réalité, ce n'est pas ainsi et il ne faut pas aussi être insensible à une situation grave en faisant des compromis qui donnent l'impression que c'est une chose légère.

Surtout de nos jours, lorsque les gens ne connaissent pas encore les choses basiques dans Dîne, il n'est pas sage de développer des thèmes élaborés. C'est comme donner aux petits enfants la nourriture des adultes. Dans ce cas, à part le gaspillage de la nourriture, le dégât qu'il fera sur la santé de cet enfant, est très évident. On doit savoir comment, quand et quoi donner à qui.

Nous vivons à une époque où les gens ne connaissent même pas les éléments de base telles que Wouzou, Ghouçal, Salaah, lecture du Qour'aan-é-Karîm, les bonnes manières et la façon de vivre avec leur prochain. De plus, on a beaucoup à travailler sur notre propre Îmaan et on doit aussi avoir un peu de soucis pour les autres. Si on commence à traiter des thèmes stériles pour le plaisir de quelques uns, alors on gaspillera nos ressources et nos efforts seront vains, sans apporter quelque chose de bon et de positif pour la communauté. On ira à grande vitesse, mais dans la direction opposée de notre destination. Voilà comment on s'éloigne de jour en jour, malgré d'énormes efforts.

D’abord, on doit travailler sur Yaqîne (la conviction) sur Aakhirah; c'était le principe adopté par Nabî (Sallallaahou Alaihi Wasallam). Si cela pénètre dans une personne, alors, tout deviendra facile. Sinon, ce serait être comme un camion qui transporte un tank d’essence, sans pouvoir bénéficier même d'une goutte, car un véhicule ne peut rouler avec le carburant qu'elle transporte, tant que cela n'arrive pas dans son moteur. De la même façon, on peut avoir beaucoup de connaissances, mais ce qui nous fera pratiquer, c'est cette connaissance qui descend dans le cœur. Donc, la force qui motive, c'est Îmaan et Yaqîne sur Aakhirah. Et ce sont ces efforts que l'on doit faire. 

[Version française de "La sagesse dans propage Deen" – Al Jamiat – Vol.5 No.14]