Une société idéale

Il faut qu'il y ait justice pour que les gens puissent vivre en paix. Sans justice, chaque individu dans la société se sentira menacé en ce qui concerne sa vie, ses biens, sa famille et sa dignité. Une société dans laquelle les gens craignent d'autres, plus que la frayeur qu'ils ont pour les serpents, scorpions, etc., est une société vraiment barbare, bien qu'elle semble civilisée aux yeux des gens.

Il doit y avoir un seul type de loi pour tout le monde. Il ne peut pas y avoir une loi pour les pauvres et une autre pour les autres classes. Une société ne peut être considérée comme une société civilisée s'il n'y a pas cela. Une société, où la loi ne s'applique que pour les pauvres est une société injuste et barbare qui permet à une certaine catégorie de la population de piétiner les droits d'une autre catégorie.

Une fois, à l'époque de Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam), une dame juive avait volé. Elle provenait d'une grande famille. Malgré cela, Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam) a ordonné que son poignet soit amputé. Sa famille plaida en sa faveur. Mais Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam) ne céda pas et dit :

"Par Allah ! Si Faatimah (Radiyallaahou Anha) la fille de Muhammad volait, je lui couperais la main; c'est à cause de cela que les Banî Israël ont péri, car, lorsqu'une personne de basse condition commettait un vol, ils appliquaient la peine prévue et quand il s'agissait d'une personne de famille noble, ils la laissaient".

Hazrat 'Oumar (Radiyallaahou Anhou) aussi, n'a pas hésité à fouetter son propre fils pour un certain délit qu'il avait commis. C'était là une société idéale, où les gens viendraient chez vous de façon certaine, pour vous donner votre droit dans votre maison tout comme un bébé obtient le lait dans sa bouche, directement. C'était une société où chacun avait le souci d'assumer sa responsabilité envers ceux qui exigeaient leur droit. C'était une société qui était basée principalement sur une seule chose: la crainte d'Allah Ta'aala ou la croyance et la conviction qu'il doit répondre pour toutes ses œuvres et qu'il sera jugé, sans pouvoir influencer le jugement par aucun moyen.

[Version française de "Ene société idéale" – Al Jamiat – Vol.3 No.2]