Un principe simple

Souvent, les gens ont tendance à justifier une certaine façon d'accomplir une 'Ibaadah, sous prétexte qu'il est tout à fait correct de la faire ainsi. Par exemple, faire un deuxième Dou'aa après les Salaahs Sounnates et Nafls. Normalement, Dou'aa est très recommandé. Il n'y a pas de restriction tant qu'une personne le fait de façon individuelle. Mais, s'il est fait en Djamaa'ah, il prend une autre tournure. Surtout quand les gens commencent à le faire régulièrement en Djamaa'ah, il y a un autre aspect.

Les gens qui le font, disent qu'il n'y a rien de mal, car il n'y a rien dans la Charî'ah qui va à l'encontre de cette pratique. Mais est-ce un bon principe de soutenir une telle pratique ? Concernant les formes de 'Ibaadaat, ce principe n'est pas valable. On doit adopter la forme de 'Ibaadah que les Salafs (Sahaabah-e-Kiraam (Radiyallaahou Anhoum), Taabi'îne et Tabi Taabi'îne) ont adoptée. Les formes de 'Ibaadaat non-pratiquées par les Salaf, sont à l'encontre de la Charî'ah. Quand les Salafs n'ont pas pratiqué une forme de 'Ibaadah, cela est suffisant pour affirmer que celle ci n'est pas bonne. Il n'est ni correct, ni essentiel d'avoir une preuve spécifique pour affirmer que cette forme de 'Ibaadah n'est pas bonne. Nos Salaf n'ont pas eu cette pratique de faire un deuxième Dou'aa après les Sounnate et Nafl, en jamaate. Donc, cette façon de faire Dou'aa, n'est pas d'après la Charî'ah, autrement, ils l'auraient pratiquée.

De la même façon, ceux qui autorisent Khoutbah de Djoum'ah en créole, présentent une thèse du même genre. C'est-à-dire, selon eux, il n'y a rien dans la Charî'ah qui affirme que Khoutbah ne peut être fait dans une autre langue. Mais, par rapport à l'explication que nous avons présentée, ce raisonnement n'est pas correct, car les Salafs ne l'ont pas fait dans une autre langue, bien qu'il y eût la nécessité de le faire. Cela suffit pour affirmer que ce n'est pas une bonne façon de faire Khoutbah. Une preuve spécifique qui va à l'encontre de cette pratique, n'est pas nécessaire.

Donc, une Ibaadah doit être pratiquée d'après la structure de la pratique des Salafs. Il serait indésirable de pratiquer autrement et différemment. 

[Version française de "Doah après sounnat et nafil avec jamaate" – Al Jamiat – Vol.2 No.15]