Kaffaarah de Rôza

Une personne qui a annulé son Rôza en ayant une relation sexuelle, doit donner une expiation (Kaffaarah) et remplacer le Rôza qui a été annulé. Kaffaarah veut qu'il doit libérer un esclave. Comme il n'y a plus ce système d'esclavage aujourd'hui, il doit jeûner pendant deux mois consécutifs. S'il n'a pas la capacité de le faire, il doit donner la valeur du Fitrah à 60 pauvres, individuellement.

Cela s'applique à une personne qui a annulé son jeûne en ayant des relations intimes pendant le jeûne, et de la même façon, cela s'applique aussi à une personne qui a consommé de la nourriture volontairement, sans aucune raison valable. Dans un Hadîce qui se trouve dans Darqoutnî, rapporté par Hazrat Aboû Houraïrah (Radiyallaahou Anhou), une personne avait mangé pendant Ramadân, alors Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam) lui avait ordonné de donner Kaffaarah. Ce Hadîce démontre que Kaffaarah n'est pas Waadjib uniquement lorsqu'on annule le jeûne en ayant des relations intimes. Cela s'applique aussi à quelqu'un qui l'a annulé en prenant de la nourriture.

A noter que dans le Sanad de ce Hadîce, il y a un narrateur dont la position est controversée. Selon certains, il est correct, mais d'après les autres, il n'est pas approuvé. Dans le domaine de Hadîce, un tel Rawî n'est pas négligeable. C'est un Rawî qui est acceptable et son Hadîce est qualifié de Hassan, c'est à dire, qui peut soutenir une thèse. Donc, ce Hadîce est un Hadîce assez fort qui peut être utilisé pour soutenir la thèse que Kaffaarah est obligatoire quand on annule le jeûne en consommant de la nourriture aussi. Il ne s'applique pas uniquement si on a annulé le jeûne en ayant des relations intimes. 

[Version française de "Kaffaarah pou roza" – Al Jamiat – Vol.2 No.12]